Nature de l'au-delà.
Ces forêts dont le secret y est indécelable, sont d'un tel calme et d'une telle beauté,
que seuls les êtres au coeur rempli de gloire et de bonnes intentions ont le droit d'y pénétrer.
Cette densité de mystère recelle toutefois de nombreux pièges les plus souvent mortels, car les forêts èngriques ont pour but d'assurer la confidentialité d'une certaine légende et la protection d'un certain secret.
Ces forêts font partie des îles èngriques, cinq milles y sont dispersées sur diverses planètes recouvrant l'univers entier.
Récit d'un voyageur.
Lorsque j'eus passé l'unique issue menant à la forêt, mes sens se désorientèrent, mon ouïe me perça d'un grincement strident, mon odorat me fit sentir les odeurs les plus nauséabondes qu'ils soient en cet univers, ma vue se troubla jusqu'à m'en faire perdre l'équilibre. Je ressentis diverses piquotement jusqu'à aller à une extrême douleur, puis me vint un certain goût très désagréable. Tout cela me plongea dans un profond évanouissement.
Lorsque j'ouvris les yeux, je me tenais étendu sur le sol. Ma tête tournait légerement et mon corps ruisselait de sueur. Tout à coup je ressentis un moment de frustration. Je crus durant un bref instant avoir perdu l'usage de mes tympans, jusqu'à entendre les battements de mon coeur battre très fort, plus fort que d'habitude. En me relevant, tout était devenu silencieux. Chaque pas que je faisais résonnait comme jamais sur les feuilles humides de la forêt. En me retournant je m'apperçus que l'unique issue par lequel j'étais passé, venait de s'assombrir, comme si en l'espace d'un rien je me plongeais dans un autre monde.
Les arbres remplissant la forêt étaient d'une grandeur infinie, tellement haut que je ne pouvais distinguer leurs sommets du moins à cause de leurs denses feuillages. Seuls quelques rayons de lumière verdâtres pouvaient y traverser. Je m'enfonçai de plus en plus loin dans cette pénombre qui s'intensifiait de plus belle, lorsque je vis à mes pieds une trainée de sang formant un chemin éparpillé vers diverses directions.
Il m'a été pourtant dit qu'aucune personne n'y avait jamais mi les pieds et qu'aucune créature ne s'y logeait. Tout cela me parut étonnant et me motivait à en savoir d'avantage sur le mystère de cette somptueuse forêt. Je suivis donc ce chemin sanglant tout en me pressant.
Arrivé au terme de ce trajet, je me trouvai nez à nez avec d'étranges plantes épineuses. Celles-ci ressemblaient étrangement à des ronces avec comme particularité un dard aussi long qu'une dague de combat à chaque bout, égoutant de sang. Je leur donnai comme nom "Ronces de sang".
En voulant traverser ce chemin épineux, les plantes commencèrent à donner signe de vie et à s'élever comme si elles voulaient me bloquer le passage ou pire encore, m'ôter la vie. Je sortis mon glaive à l'instant même et tranchai ces plantes d'une fureur noir !
Lorsque j'eus fini avec celles-ci, je sentis tout d'un coup une douleur violente à mon bras droit. L'un de ces dards m'avait effleuré durant mon combat sans que je ne m'en rende compte. Sur l'instant j'eus peur que cela me laisse sombrer dans un sommeil éternel mais la douleur partit aussitôt, ma blessure se referma de même sur le champ comme si rien ne s'était produit. "Décidément cette forêt est bien étrange" me dis-je dans ma tête.
Je continuai mon chemin parmi ce champ de ronces abbatus. Quelques heures plus tard, alors que j'avancais tout droit vers un arbre contenant des lierres assez épais pour que l'on puisse y grimper, une pluie d'une violence extrême se mit tout d'un coup à dégringoler. Cette dernière me fit perdre l'équilibre. Tandis que j'essayais de me défendre avec mon bouclier, j'eus l'impression d'être frappé par des millions de lances à la fois.
Tout cela devint insuportable. Impossible de me relever, je crus que ma fin était proche.
Au bout de quelques minutes la pluie cessa. Etant assommé par cette rafale soudaine, je me relevais avec beaucoup de difficultés. Une fois debout, je réussis péniblement à m'agripper sur une branche pendante à quelques décimètres au dessus du sol. Enlevant mon armure, je vis de multiples bleus parcourant mon corps entier dû à l'averse qui vennait de se produire. Le sommeil était devenu plus que primordial. Je décidais donc d'étaler mon campement au beau millieu des feuillages et de la terre encore humide. Mon corps avait enfin trouvé une position horizontale. Mes bleus me faisaient souffrir et le silence infini qui hantait cette forêt me mit dans une angoisse totale. Quelques heures plus tard, je réussis finalement à trouver le sommeil. Celui-ci ne fut pas bien long dû à un hurlement aïgu déchirant la nuit. Je me précipitais sur mes affaires endossant ma lourde armure et m'apparant de mon glaive. Je mis la tête hors de la tente tout en hurlant : "Mais qui es-tu esprit gardien de cette forêt ? Ton intention est-elle maléfique ou bénéfique?!" Des larmes de sang commencèrent à couler de mes yeux. Des visions de haine me vinrent à l'esprit, comme-ci en quelques secondes j'eus vécu d'innombrables années de batailles et de guerres. Je m'accroupis au sol tout en respirant avec force et fureur, je plantais mon épée violemment au sol tout en criant des mots d'un langage qui m'était inconnu.
En reprenant mes esprits, il m'était venu à l'idée d'escalader un de ces hauts arbres ornant la forêt. Je n'eus aucun mal à y atteindre la cime grâce à mon équipement venant des territoires nagoriens. Je me promenais de branche en branche tout en regardant droit devant moi. La vue y était imprenable, je pouvais observer des feuilles et fleurs de couleurs arc-en-ciel et d'autre de couleurs dégradées. Les rayonnements y étaient de plus en plus clairs et un léger vent se fit entendre, on aurait cru que je passais du monde de la mort à un monde de paix et de grâce ! En levant ma tête vers le ciel, je vis avec stupeur que ce dernier était d'une couleur violette plutôt sombre. "Mais alors pourquoi les rayons sont-ils verts plutôt que violets ?" me posai-je la question, lorsque tout d'un coup j'entendis une violente averse redégringoler dessous les arbres sans que rien n'y tombe au-dessu. Tout ceci était invraisemblable d'autant plus que le cri entendus la nuit dernière me revinrent à l'esprit, la légende serait-elle vraie ? Y'aurait-il une créature légendaire hantant ou protégeant cette forêt ? Décidement, le lieu dans lequel je me trouve à l'instant a beaucoup plus de ressources que je n'aurais pu l'immaginer !
Ces forêts dont le secret y est indécelable, sont d'un tel calme et d'une telle beauté,
que seuls les êtres au coeur rempli de gloire et de bonnes intentions ont le droit d'y pénétrer.
Cette densité de mystère recelle toutefois de nombreux pièges les plus souvent mortels, car les forêts èngriques ont pour but d'assurer la confidentialité d'une certaine légende et la protection d'un certain secret.
Ces forêts font partie des îles èngriques, cinq milles y sont dispersées sur diverses planètes recouvrant l'univers entier.
Récit d'un voyageur.
Lorsque j'eus passé l'unique issue menant à la forêt, mes sens se désorientèrent, mon ouïe me perça d'un grincement strident, mon odorat me fit sentir les odeurs les plus nauséabondes qu'ils soient en cet univers, ma vue se troubla jusqu'à m'en faire perdre l'équilibre. Je ressentis diverses piquotement jusqu'à aller à une extrême douleur, puis me vint un certain goût très désagréable. Tout cela me plongea dans un profond évanouissement.
Lorsque j'ouvris les yeux, je me tenais étendu sur le sol. Ma tête tournait légerement et mon corps ruisselait de sueur. Tout à coup je ressentis un moment de frustration. Je crus durant un bref instant avoir perdu l'usage de mes tympans, jusqu'à entendre les battements de mon coeur battre très fort, plus fort que d'habitude. En me relevant, tout était devenu silencieux. Chaque pas que je faisais résonnait comme jamais sur les feuilles humides de la forêt. En me retournant je m'apperçus que l'unique issue par lequel j'étais passé, venait de s'assombrir, comme si en l'espace d'un rien je me plongeais dans un autre monde.
Les arbres remplissant la forêt étaient d'une grandeur infinie, tellement haut que je ne pouvais distinguer leurs sommets du moins à cause de leurs denses feuillages. Seuls quelques rayons de lumière verdâtres pouvaient y traverser. Je m'enfonçai de plus en plus loin dans cette pénombre qui s'intensifiait de plus belle, lorsque je vis à mes pieds une trainée de sang formant un chemin éparpillé vers diverses directions.
Il m'a été pourtant dit qu'aucune personne n'y avait jamais mi les pieds et qu'aucune créature ne s'y logeait. Tout cela me parut étonnant et me motivait à en savoir d'avantage sur le mystère de cette somptueuse forêt. Je suivis donc ce chemin sanglant tout en me pressant.
Arrivé au terme de ce trajet, je me trouvai nez à nez avec d'étranges plantes épineuses. Celles-ci ressemblaient étrangement à des ronces avec comme particularité un dard aussi long qu'une dague de combat à chaque bout, égoutant de sang. Je leur donnai comme nom "Ronces de sang".
En voulant traverser ce chemin épineux, les plantes commencèrent à donner signe de vie et à s'élever comme si elles voulaient me bloquer le passage ou pire encore, m'ôter la vie. Je sortis mon glaive à l'instant même et tranchai ces plantes d'une fureur noir !
Lorsque j'eus fini avec celles-ci, je sentis tout d'un coup une douleur violente à mon bras droit. L'un de ces dards m'avait effleuré durant mon combat sans que je ne m'en rende compte. Sur l'instant j'eus peur que cela me laisse sombrer dans un sommeil éternel mais la douleur partit aussitôt, ma blessure se referma de même sur le champ comme si rien ne s'était produit. "Décidément cette forêt est bien étrange" me dis-je dans ma tête.
Je continuai mon chemin parmi ce champ de ronces abbatus. Quelques heures plus tard, alors que j'avancais tout droit vers un arbre contenant des lierres assez épais pour que l'on puisse y grimper, une pluie d'une violence extrême se mit tout d'un coup à dégringoler. Cette dernière me fit perdre l'équilibre. Tandis que j'essayais de me défendre avec mon bouclier, j'eus l'impression d'être frappé par des millions de lances à la fois.
Tout cela devint insuportable. Impossible de me relever, je crus que ma fin était proche.
Au bout de quelques minutes la pluie cessa. Etant assommé par cette rafale soudaine, je me relevais avec beaucoup de difficultés. Une fois debout, je réussis péniblement à m'agripper sur une branche pendante à quelques décimètres au dessus du sol. Enlevant mon armure, je vis de multiples bleus parcourant mon corps entier dû à l'averse qui vennait de se produire. Le sommeil était devenu plus que primordial. Je décidais donc d'étaler mon campement au beau millieu des feuillages et de la terre encore humide. Mon corps avait enfin trouvé une position horizontale. Mes bleus me faisaient souffrir et le silence infini qui hantait cette forêt me mit dans une angoisse totale. Quelques heures plus tard, je réussis finalement à trouver le sommeil. Celui-ci ne fut pas bien long dû à un hurlement aïgu déchirant la nuit. Je me précipitais sur mes affaires endossant ma lourde armure et m'apparant de mon glaive. Je mis la tête hors de la tente tout en hurlant : "Mais qui es-tu esprit gardien de cette forêt ? Ton intention est-elle maléfique ou bénéfique?!" Des larmes de sang commencèrent à couler de mes yeux. Des visions de haine me vinrent à l'esprit, comme-ci en quelques secondes j'eus vécu d'innombrables années de batailles et de guerres. Je m'accroupis au sol tout en respirant avec force et fureur, je plantais mon épée violemment au sol tout en criant des mots d'un langage qui m'était inconnu.
En reprenant mes esprits, il m'était venu à l'idée d'escalader un de ces hauts arbres ornant la forêt. Je n'eus aucun mal à y atteindre la cime grâce à mon équipement venant des territoires nagoriens. Je me promenais de branche en branche tout en regardant droit devant moi. La vue y était imprenable, je pouvais observer des feuilles et fleurs de couleurs arc-en-ciel et d'autre de couleurs dégradées. Les rayonnements y étaient de plus en plus clairs et un léger vent se fit entendre, on aurait cru que je passais du monde de la mort à un monde de paix et de grâce ! En levant ma tête vers le ciel, je vis avec stupeur que ce dernier était d'une couleur violette plutôt sombre. "Mais alors pourquoi les rayons sont-ils verts plutôt que violets ?" me posai-je la question, lorsque tout d'un coup j'entendis une violente averse redégringoler dessous les arbres sans que rien n'y tombe au-dessu. Tout ceci était invraisemblable d'autant plus que le cri entendus la nuit dernière me revinrent à l'esprit, la légende serait-elle vraie ? Y'aurait-il une créature légendaire hantant ou protégeant cette forêt ? Décidement, le lieu dans lequel je me trouve à l'instant a beaucoup plus de ressources que je n'aurais pu l'immaginer !
Ceux-ci sont mes mémoires majesté !
Je n'ai en aucun cas voulu en savoir plus sur ces bois maudits ou peut-être bénis. Je suis actuellement en route vers votre royaume en espérant avoir aidé l'empire à en savoir plus sur le mystère de cette source !
Jaro explorateur impérial Crisalien
Arckk
